A bloc !

Pour la rentrée, j’ai décidé de pousser le bouchon un peu plus loin que d’habitude et de me donner un vrai challenge à relever. Tant qu’à faire, ne pas y aller avec le dos de la cuillère ! J’ai opté pour l’escalade de bloc. Pour moi qui suis sujette au vertige, ça devrait me sortir de ma zone de confort…

Prendre de la hauteur

J’ai lancé ça comme ça. A la légère. Sans savoir vraiment dans quoi je me lançais.

Depuis plusieurs mois j’entends dire que le bloc c’est le nouveau sport hot. Que la nouvelle salle qui vient de se monter c’est « The » spot où il faut aller, le soir, le midi, le week-end. Un peu pour retrouver ses potes, un peu pour se forger un corps de rêve, un peu pour repousser ses limites et surtout, beaucoup pour se vider la tête. Alors je décide de tenter.

2 mains fermement accrochées à une grosse prise d'escalade de bloc.

Au pied du mur

L’escalade j’y ait gouté il y a quelques années (la décence m’empêche d’en préciser le nombre). Il m’en est resté une paire de chaussons, un baudrier et un « sac à pof » qui semblent droit sortis de Retour vers le Futur !

Heureusement, je n’en ai pas vraiment besoin. La particularité de l’escalade de bloc est que ça se pratique sans matériel de sécurité. Ni corde, ni harnais et surtout, pas de co-équipier. On peut se rendre à la salle seul, nul besoin d’être accompagné.

Aucune excuse donc pour ne pas y aller… Je vais bien être obligée de me frotter à mes démons et voir si l’araignée qui sommeille en moi  ne pourrait pas se réveiller…

Les orteils recroquevillés (la peur peut-être ?), les mains moites et les genoux vacillants, me voilà au pied du mur. 

Grimpeuse de bloc en cours d'ascension.

Crash test

Devant moi, des dizaines, que dis-je ? Des centaines de prises de toutes les couleurs semblent me narguer, disséminées sur ce pan vertical de 5 mètres de haut.

Est-ce que je rêve ? Voilà des surplombs. Quelle idée ai-je eue ? J’aurais mieux fait de prendre la résolution de tourner mon neurone 7 fois dans mon cerveau avant de me décider. Pour le coup, me voilà les bras ballants, ça ne va pas m’aider à grimper !

Histoire de gagner encore un peu de temps, je me décide à m’échauffer. La tête, les bras, les jambes, tout y passe méticuleusement. J’ai lu ça avant de venir : les conseils de Shauna Coxsey, la vice championne du monde. Elle vante les bienfaits de l’échauffement et suggère de commencer par apprendre à tomber.

En effet, le sol de la salle est jonché de tapis épais, spécialement conçus pour amortir les chutes.

Grimpeuse de bloc au pied du mur d'escalade.

Spider-girl

Finalement, je me lance.

Rien ne m’oblige à me compliquer la vie pour débuter. Je choisis les prises qui m’inspirent. Les plus grosses. Les plus faciles à attraper. Les plus rassurantes. Et je commence à grimper.

Un mètre, deux mètres, ça va vite. Allez hop, je regarde en bas et saute sur le tapis. Réception nickel. Finalement ce n’est pas si difficile, alors je recommence. En quelques minutes à peine, je me prends au jeu.

La hauteur étant limitée, les crash pads rassurants et bien amortissants, me voilà partie pour une heure de grimpette. Peu à peu j’observe le mur et les prises, j’imagine et dessine dans ma tête la ligne à suivre.

Parfois je bloque. Je redescends, je change mes plans. Souvent aussi je glisse et m’avachis sur le tapis. Même pas mal ! Alors je tente ma chance à nouveau. Et je ne m’arrête plus. Ou presque !

Sans baudrier, sans personne pour m’assurer, sans ligne imposée, je ressens un immense sentiment de liberté. Et mon vertige ? Oublié !

Grimpeuse de bloc en pleine ascension, et en grand écart, sur le mur d'escalade.

Trouver une salle près de chez soi

Il existe de nombreuses salles d’escalade de bloc un peu partout en France.

Se renseigner : sur le site de la Fédération Française de la Montagne et de l’Escalade.

A NOTER :

Du côté d’Annecy, je vous conseille d’aller faire un tour du côté de chez CortiGrimpe à Metz-Tessy.

D’abord parce que la salle, parmi les pionnières du genre, existe depuis 2015. Ensuite, parce qu’elle est née du courage et de la volonté d’Hervé Chappaz, le mari d’une de nos happy women in the mountain, Cécile Chappaz, dont je vous avais dressé le portrait il y a quelque temps.

Escalade de bloc, grimpeuse en action.

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